Une oreille de porc pour l'occuper pendant un moment calme, une peau de bœuf à mâcher après une promenade ou un bois de cerf censé durer plusieurs semaines. Les friandises naturelles ont pris une place importante dans le quotidien de nombreux chiens.

Leur intérêt est compréhensible. Mâcher fait partie du répertoire comportemental normal du chien. Cette activité lui permet de s'occuper, d'explorer différentes textures et, dans certaines situations, de retrouver un état plus calme.

Pourtant, toutes les friandises naturelles ne se valent pas. Certaines sont très dures, d'autres peuvent présenter des risques microbiologiques, digestifs ou d'étouffement. Et la mention « naturel » ne garantit pas qu'un produit soit adapté à la mâchoire ou à la santé du chien.

Alors, comment profiter des bienfaits de la mastication sans prendre de risques inutiles ?

Pourquoi les chiens ont-ils besoin de mâcher ?

La mastication fait partie des comportements naturels du chien. Elle intervient dans la prise alimentaire, mais elle peut aussi exister indépendamment de la faim.

Un chien peut avoir envie de mâcher alors qu'il vient de manger. Il peut également rechercher cette activité après une période d'excitation, pendant un moment de repos ou lorsqu'il manque d'occupation.

Une revue scientifique publiée en 2025 dans Frontiers in Veterinary Science s'est intéressée aux fonctions de la mastication chez le chien. Les auteurs ont examiné ses dimensions comportementales, physiques et émotionnelles. Ils soulignent notamment son intérêt potentiel pour le bien-être et l'importance de permettre aux chiens d'exprimer ce comportement.

Cette publication reste toutefois une revue narrative. Elle rassemble différentes connaissances et hypothèses, dont certaines sont extrapolées d'autres espèces. Elle ne permet pas d'affirmer que toutes les formes de mastication ont les mêmes effets, ni de définir une durée quotidienne idéale. [1]

La mastication, une activité d'occupation à part entière

Donner une friandise à mâcher permet au chien d'être actif sans nécessairement courir ou jouer.

Il doit tenir la friandise entre ses pattes, trouver comment l'attaquer avec ses dents, adapter ses mouvements et parfois travailler longtemps pour en détacher de petits morceaux.

Cette activité mobilise plusieurs sens, notamment l'odorat et le goût, tout en demandant une certaine coordination.

Elle peut donc représenter une forme d'enrichissement environnemental intéressante, notamment pour les chiens qui passent une partie de leur journée à la maison.

La durée d'occupation dépend cependant beaucoup de l'individu. Un chien peut passer vingt minutes sur une friandise que son congénère avalera en deux minutes. La taille, la texture et la façon de mâcher comptent souvent davantage que la durée annoncée par le fabricant.

La mastication peut-elle réellement apaiser un chien ?

On entend régulièrement que mâcher permettrait au chien de se détendre. Cette idée n'est pas dénuée de fondement, même si les mécanismes précis restent encore à étudier.

En 2023, une étude publiée dans la revue Animals a comparé plusieurs formes d'enrichissement alimentaire chez vingt chiens placés seuls pendant vingt minutes dans un environnement familier.

Les chercheurs ont notamment proposé une friandise à mâcher de longue durée et différents dispositifs distribuant des croquettes.

Les chiens ont passé davantage de temps à interagir avec la friandise de mastication. Durant les premières minutes, ils présentaient également un niveau d'activation comportementale plus faible que dans certaines autres conditions, ainsi que des indicateurs émotionnels plus positifs.

Ces résultats suggèrent que la mastication peut favoriser un état plus calme pendant de courtes périodes d'isolement. [2]

Il faut néanmoins rester prudent : l'étude portait sur un petit effectif et sur des périodes très courtes. Elle ne démontre pas qu'une friandise à mâcher suffit à traiter une anxiété de séparation.

En pratique, certains chiens s'installent volontiers avec leur friandise et se détendent progressivement. D'autres deviennent au contraire très excités, cherchent à avaler rapidement de gros morceaux ou protègent fortement leur ressource.

Le comportement du chien pendant la mastication reste donc un bon indicateur de l'intérêt de cette activité pour lui.

Un moyen de répondre au besoin de mastication des jeunes chiens

Chez le chiot et le jeune chien, mâcher est particulièrement fréquent.

La découverte de l'environnement passe beaucoup par la bouche. Pendant le renouvellement des dents, le besoin de mordiller peut également devenir plus marqué.

Proposer des objets ou des friandises adaptés permet d'orienter ce comportement vers des supports appropriés.

Il faut toutefois tenir compte de la fragilité de la dentition en développement. Les bois de cerf, les sabots et les autres produits très durs ne sont pas de bons choix pour un chiot.

Des supports plus souples, adaptés à son âge et à sa manière de mâcher, sont généralement préférables.

Les friandises naturelles permettent-elles de nettoyer les dents ?

La mastication peut exercer une action mécanique sur les dents. Lorsqu'un chien mâche une matière suffisamment résistante pour frotter la surface dentaire, une partie de la plaque peut être éliminée.

Mais cette action dépend beaucoup de la texture du produit, du temps passé à mâcher et des surfaces dentaires réellement sollicitées.

Une friandise très dure n'est pas nécessairement plus efficace. Elle peut même provoquer une fracture dentaire avant d'avoir apporté un quelconque bénéfice.

Les recommandations de l'American Animal Hospital Association (AAHA) rappellent d'ailleurs qu'il n'existe pas de justification solide à proposer des produits excessivement durs, tels que les bois de cerf ou les os, dans le but d'améliorer la santé bucco-dentaire. [3]

Il existe en revanche des friandises dentaires dont les effets sur la plaque ou le tartre ont été évalués. Le Veterinary Oral Health Council (VOHC) référence les produits ayant satisfait à ses critères d'efficacité.

Cela ne signifie pas que les autres friandises sont inutiles, mais simplement que leur efficacité dentaire n'a pas nécessairement été démontrée.

Et même avec des friandises adaptées, le brossage régulier des dents reste la méthode de référence pour limiter l'accumulation de plaque dentaire.

Qu'appelle-t-on réellement une friandise naturelle pour chien ?

Le terme « naturel » est largement utilisé pour désigner des produits très différents.

On retrouve notamment les oreilles de porc ou de lapin, les peaux de bœuf ou de cerf, les tendons, les nerfs de bœuf, les trachées, les cous de volaille, les sabots ou encore les bois de cerf.

Certains produits sont simplement séchés. D'autres sont déshydratés à l'air chaud, fumés ou soumis à différents traitements technologiques.

Le séchage permet de réduire la quantité d'eau disponible dans le produit et d'améliorer sa conservation. Il ne garantit cependant pas, à lui seul, l'élimination de tous les micro-organismes pathogènes.

La mention « 100 % naturel » ne renseigne pas non plus sur la dureté, la digestibilité ou la sécurité sanitaire réelle d'une friandise.

Pour choisir correctement, il faut donc regarder le produit lui-même, sa provenance, son procédé de fabrication et surtout la manière dont le chien va le consommer.

Le principal risque dentaire : les friandises trop dures

C'est un point parfois sous-estimé.

Une friandise particulièrement résistante peut sembler intéressante parce qu'elle occupe longtemps le chien. Pourtant, la durée de mastication ne devrait jamais être obtenue au prix d'une dureté excessive.

Comment une friandise peut-elle casser une dent ?

Lorsqu'un chien serre un objet très dur entre ses carnassières, une force importante s'exerce sur la couronne dentaire.

Si l'objet ne se déforme pas, la contrainte peut se reporter sur la dent jusqu'à provoquer une fracture.

La quatrième prémolaire supérieure est particulièrement exposée. Cette grosse dent située vers l'arrière de la mâchoire intervient dans le cisaillement des aliments. Elle peut subir des fractures de couronne, parfois accompagnées d'une exposition de la pulpe dentaire.

Une dent fracturée peut devenir douloureuse, s'infecter ou nécessiter un traitement endodontique, voire une extraction.

Les recommandations dentaires mondiales de la WSAVA publiées en 2026 signalent explicitement le risque de fracture associé aux friandises très dures, notamment les bois de cerf, les sabots et certains os synthétiques. [4]

Bois de cerf, sabots et os : pourquoi faut-il être particulièrement prudent ?

Les bois de cerf sont généralement constitués d'une structure minéralisée particulièrement résistante. Leur dureté explique en grande partie leur durée de vie, mais elle représente aussi un risque pour les dents.

Les sabots présentent un problème comparable.

Quant aux os, qu'ils soient crus ou cuits, ils peuvent occasionner des fractures dentaires. Certains peuvent également se fragmenter et entraîner des lésions digestives.

Les os cuits sont particulièrement préoccupants en raison du risque de fragments cassants. Mais il serait incorrect de présenter les os crus comme dépourvus de danger.

En pratique, la prévention la plus prudente consiste à éviter les supports extrêmement durs, même lorsqu'ils sont vendus spécifiquement pour la mastication canine.

Le test de l'ongle : un repère simple

Un conseil souvent donné par les vétérinaires spécialisés en dentisterie consiste à essayer de marquer la friandise avec son ongle.

Si aucune empreinte n'est possible, le produit peut être trop dur pour les dents du chien.

Ce test n'est pas une mesure scientifique standardisée de la résistance d'un produit. Il reste néanmoins un repère pratique pour écarter les friandises les plus rigides.

Une autre question est utile : la friandise s'assouplit-elle progressivement avec la salive et la mastication ?

Une texture légèrement flexible, capable de se déformer ou de ramollir, est généralement préférable à une matière minérale qui reste dure jusqu'au bout. [4]

Les autres risques des friandises naturelles

Le risque d'étouffement et d'obstruction digestive

Une friandise peut poser problème même si sa dureté est adaptée.

Certains chiens prennent le temps de déchiqueter leur friandise. D'autres essaient d'en avaler de gros morceaux dès qu'ils ont réussi à les détacher.

Un morceau suffisamment volumineux peut rester coincé dans la gorge ou l'œsophage. Plus loin dans le tube digestif, il peut également provoquer une obstruction.

Les peaux de mastication et les friandises longues qui deviennent progressivement courtes demandent une vigilance particulière.

Les recommandations de la FEDIAF rappellent notamment les complications possibles liées aux corps étrangers œsophagiens et aux fragments d'os. [5]

Une friandise doit donc être choisie en fonction du gabarit du chien, mais aussi de sa façon de manger. Il faut la retirer lorsqu'elle devient suffisamment petite pour être avalée entière.

Les risques microbiologiques : Salmonella, E. coli et autres contaminations

Les friandises naturelles d'origine animale peuvent présenter des risques sanitaires.

La viande, les peaux, les oreilles et les autres tissus animaux peuvent être contaminés au cours de l'abattage, de la transformation, du séchage ou du conditionnement.

Parmi les agents pathogènes recherchés figurent notamment les salmonelles et certaines souches pathogènes d'Escherichia coli.

Le risque concerne le chien, mais également les personnes manipulant les friandises ou les surfaces contaminées.

L'AAHA cite notamment les oreilles de porc, les sabots et les nerfs de bœuf parmi les produits pouvant présenter un risque de contamination bactérienne. [6]

Le séchage ne doit pas être confondu avec une stérilisation.

Réduire l'humidité d'un produit permet de limiter la multiplication de nombreux micro-organismes pendant la conservation. Mais certaines bactéries peuvent survivre dans des produits très secs.

La sécurité dépend donc du procédé utilisé, des contrôles microbiologiques réalisés et des conditions de conservation.

Il faut également distinguer le risque théorique d'un produit de sa contamination réelle : toutes les friandises séchées ne sont évidemment pas contaminées.

Les précautions à la maison

Une friandise animale séchée doit être manipulée comme un produit alimentaire susceptible de porter des micro-organismes.

Il est préférable de se laver les mains après manipulation, de nettoyer les surfaces utilisées et d'éviter que le chien transporte sa friandise sur les surfaces destinées à la préparation des repas.

Une vigilance supplémentaire est nécessaire lorsque le foyer comprend de jeunes enfants, des personnes âgées, des femmes enceintes ou des personnes immunodéprimées.

Il est également important de respecter les conditions de conservation indiquées par le fabricant et de ne pas conserver une friandise devenue humide ou fortement souillée.

Les friandises naturelles sont-elles toujours digestes ?

Pas nécessairement.

Une friandise composée d'un seul ingrédient n'est pas automatiquement facile à digérer.

La digestibilité dépend de la nature du tissu, de sa composition, du procédé de transformation et de la quantité ingérée.

Un tendon très riche en collagène ne présente pas les mêmes caractéristiques nutritionnelles qu'un morceau de viande musculaire. De même, une oreille de porc, une peau de bœuf et une trachée ne contiennent pas les mêmes proportions de protéines, de matières grasses et de tissus conjonctifs.

Certains produits peuvent occasionner des selles molles ou des vomissements, notamment lorsqu'ils sont donnés en grande quantité ou avalés rapidement.

Attention aux friandises riches en matières grasses

Les oreilles de porc et certaines parties animales peuvent apporter une quantité importante de lipides.

Chez un chien en bonne santé, cela ne pose pas nécessairement problème lorsqu'elles sont distribuées occasionnellement et en quantité adaptée.

La situation est différente chez un chien souffrant de troubles digestifs, d'hyperlipidémie ou ayant des antécédents de pancréatite.

Dans ces cas, une friandise grasse peut être mal tolérée ou compromettre l'objectif d'une alimentation thérapeutique pauvre en lipides.

Il est préférable de faire valider les friandises par le vétérinaire lorsque le chien présente une pathologie nécessitant une prise en charge nutritionnelle.

Quelle quantité de friandises naturelles peut-on donner ?

Une friandise reste un apport alimentaire, même lorsqu'elle est utilisée principalement pour l'occupation.

Les recommandations nutritionnelles de la WSAVA proposent de limiter les friandises et autres aliments complémentaires à environ 10 % de l'apport énergétique quotidien du chien. [7]

Ce repère permet d'éviter que les extras prennent trop de place par rapport à l'alimentation complète.

Prenons un chien dont le besoin énergétique est de 600 kcal par jour. La part maximale conseillée pour les friandises serait d'environ 60 kcal.

Une seule friandise naturelle de grande taille peut parfois représenter davantage.

Le problème vient aussi du fait que les fabricants de friandises de mastication n'indiquent pas toujours leur valeur énergétique. Il devient alors difficile d'estimer ce que le chien a réellement consommé.

Lorsqu'un chien reçoit régulièrement des friandises assez importantes, il peut être utile de demander leur composition analytique et leur densité énergétique au fabricant.

Réduire les croquettes pour compenser les friandises n'est pas toujours une bonne solution, notamment chez le chiot. Cela peut diminuer les apports en nutriments essentiels alors que la friandise ne présente pas le même équilibre nutritionnel.

Comment choisir une friandise naturelle adaptée à son chien ?

Il n'existe pas de friandise universellement adaptée.

Un petit chien qui mâchouille lentement une peau relativement souple n'a pas les mêmes besoins qu'un grand chien qui cherche à casser les objets avec ses carnassières.

La texture est souvent le premier critère à considérer. Il faut rechercher un produit qui résiste suffisamment pour permettre une activité de mastication, sans être excessivement dur.

La taille est également importante. La friandise doit être suffisamment volumineuse pour limiter le risque qu'elle soit avalée entière dès le départ.

Enfin, mieux vaut privilégier les fabricants capables de fournir des informations claires sur la nature des matières premières, leur provenance, les traitements appliqués et les contrôles sanitaires.

Les mentions « artisanal », « naturel » ou « sans additifs » ne suffisent pas à établir la qualité microbiologique ou la sécurité d'un produit.

Les différences entre les friandises courantes

Les oreilles de porc et de lapin peuvent offrir une mastication relativement accessible selon leur texture et leur taille. Elles sont parfois rapidement consommées par les chiens puissants. Leur teneur en matières grasses et leur qualité sanitaire doivent être prises en compte.

Les peaux de bœuf ou de cerf peuvent représenter une occupation plus longue. Leur souplesse varie beaucoup selon leur épaisseur et leur transformation. Il faut particulièrement surveiller les morceaux devenus petits et les chiens qui cherchent à avaler les sections ramollies.

Les tendons et nerfs de bœuf sont appréciés pour leur résistance. Ils peuvent néanmoins être très différents d'un produit à l'autre. Leur dureté, leur taille et le comportement du chien doivent guider le choix.

Les trachées présentent une structure cartilagineuse particulière et peuvent être rapidement consommées. Leur intérêt comme mastication longue dépend donc du chien. Leur composition et leur tolérance digestive doivent également être considérées.

Les bois de cerf, sabots et os très durs sont des supports que les recommandations vétérinaires conseillent d'éviter en raison des risques dentaires. Leur grande résistance ne constitue pas, à elle seule, un avantage.

Il reste important de noter qu'il existe peu d'études comparant directement la sécurité de toutes ces catégories de friandises. On ne peut donc pas établir un classement universel du produit le plus sûr.

Faut-il surveiller son chien lorsqu'il mâche ?

Oui, en particulier lorsqu'il reçoit une friandise qu'il peut fragmenter ou avaler.

La surveillance permet de repérer un morceau devenu trop petit, une tentative d'ingestion trop rapide ou un comportement de mastication inhabituel.

Elle doit cependant rester discrète.

Un chien qui protège ses ressources peut vivre difficilement la proximité constante d'une personne pendant qu'il mâche. Dans ce cas, il est préférable de travailler progressivement sur les échanges et de choisir des activités plus sûres, plutôt que de retirer brutalement la friandise.

Il ne faut pas non plus proposer une friandise potentiellement dangereuse en pensant que la surveillance suffira à prévenir tous les accidents. Une fracture dentaire peut survenir très rapidement.

Quels signes doivent alerter ?

Après une séance de mastication, certains changements méritent une attention particulière.

Un chien qui refuse soudainement de mâcher d'un côté, laisse tomber ses aliments, salive anormalement ou présente un saignement buccal peut souffrir d'une lésion dentaire.

Une dent fracturée n'est pas toujours visible facilement. Certains chiens continuent même à manger malgré la douleur.

Des efforts répétés pour avaler, une salivation importante, des régurgitations ou des vomissements après ingestion d'une friandise peuvent évoquer un corps étranger digestif.

Une gêne respiratoire ou un étouffement nécessitent une prise en charge vétérinaire immédiate. Une suspicion de dent fracturée ou de morceau coincé doit également conduire à contacter rapidement un vétérinaire.

Les friandises naturelles sont-elles indispensables ?

Les friandises naturelles peuvent être utiles, mais un chien n'a pas besoin de recevoir quotidiennement une oreille de porc, une peau de bœuf ou un autre produit animal séché pour être bien dans ses pattes.

Ce qui importe davantage, c'est de pouvoir exprimer régulièrement ses comportements naturels dans de bonnes conditions.

Des jouets à mâcher adaptés, des supports alimentaires souples, des activités de léchage ou des jeux de recherche peuvent aussi apporter de l'occupation et de l'enrichissement.

Ces activités ne sont pas parfaitement interchangeables, mais elles permettent de varier les expériences sans multiplier les friandises très caloriques ou les produits durs.

Pour certains chiens, une friandise naturelle souple et bien choisie sera une excellente activité. Pour d'autres, un jouet alimentaire résistant mais déformable sera plus approprié.

Ce qu'il faut retenir

La mastication joue un rôle dans le quotidien du chien. Elle peut lui permettre de s'occuper, d'explorer son environnement et, dans certaines situations, de retrouver un état plus calme.

Les friandises naturelles sont une façon de répondre à ce besoin, mais elles ne sont pas toutes adaptées.

Leur dureté, leur taille, leur composition et leur qualité sanitaire doivent être examinées avec attention. Les fractures dentaires liées aux produits extrêmement durs, les contaminations bactériennes et les accidents par ingestion de morceaux sont des risques réels.

Une bonne friandise de mastication est avant tout celle qui correspond au chien qui la reçoit. À sa mâchoire, à sa manière de mâcher, à sa digestion et à son état de santé.

Et parfois, une friandise un peu moins résistante, mais plus sûre, sera un bien meilleur choix qu'un produit censé durer des semaines.


Références scientifiques

[1] Quinn et al. (2025). Functional significance and welfare implications of chewing in dogs (Canis familiaris). Frontiers in Veterinary Science. https://doi.org/10.3389/fvets.2025.1499933

[2] Long-Lasting Chews Elicit Positive Emotional States in Dogs during Short Periods of Social Isolation. (2023). Animals, 13(4), 552. https://doi.org/10.3390/ani13040552

[3] American Animal Hospital Association (2019). AAHA Dental Care Guidelines for Dogs and Cats – Nutrition. https://www.aaha.org/resources/2019-aaha-dental-care-guidelines-for-dogs-and-cats/nutrition/

[4] WSAVA (2026). World Small Animal Veterinary Association Global Dental Guidelines. Journal of Small Animal Practice. https://doi.org/10.1111/jsap.70057

[5] FEDIAF. Chews and treats for dogs. https://europeanpetfood.org/pet-food-facts/fact-sheets/quality-and-safety/chews-and-treats-for-dogs/

[6] AAHA. Don't Chew on This! – Pet chewing safety. https://www.aaha.org/resources/dont-chew-on-this/

[7] WSAVA Global Nutrition Committee (2024). Feeding Treats to Your Dog. https://wsava.org/wp-content/uploads/2024/06/Feeding-treats-to-your-dog-v2.pdf

[8] Cornell University College of Veterinary Medicine. Worries About a Fractured Tooth. https://www.vet.cornell.edu/departments-centers-and-institutes/canine-health-center/health-info/worries-about-fractured-tooth

[9] Veterinary Oral Health Council. Accepted Products. https://vohc.org/accepted-products/